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Sigillographie

Jeudi 3 mai 4 03 /05 /Mai 15:48

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Sceau pendant, en cire jaune, d’Aubry, fils de Jean, maréchal de France (Millieu du XIIIe siècle) - Auxerre, Archives départementales de l'Yonne, H 2404.

La meilleure définition (et la plus complète) du sceau est sans aucun doute celle donnée par Auguste Coulon : « Le sceau est l'empreinte sur une matière plastique, généralement la cire, d'images ou de caractères gravés sur un corps dur (métal ou pierre) plus spécialement désigné sous le nom de matrice, et généralement employée comme signe personnel d'autorité et de propriété ». Il convient de différencier le sceau proprement dit, en cire (le plus souvent marron, jaune, verte ou rouge), et la bulle, en métal (généralement du plomb, rarement de l'argent, exceptionnellement de l'or). La bulle remplace le sceau dans les pays chauds, où la cire est plus vulnérable. Les bulles les plus célèbres sont celles des papes ; elles ont même finit par donner leur nom aux documents eux-mêmes émis par la chancellerie pontificale. Pour plus de solennelité, certaines bulles pontificales sont recouvertes d'une pellicule d'or, d'où l'appellation (quelque peu erronée) de "bulle d'or" pour les désigner.

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Bulle en plomb du pape Clément III (1188) - Archives mun. de Douai, GG layette 184

 

 

 

 

L'origine du sceau remonte à la plus haute Antiquité. Il a d'ailleurs même précédé l'apparition de l'écriture. Il s'agissait de cylindres de pierre, parfois précieuse, utilisés en Mésopotamie, et dont on déroulait l'empreinte sur un document d'argile pour garantir la validité juridique du document, ou affirmer la propriété.

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Sceau-cylindre assyrien (IXe siècle avant J-C)

 

Le sceau devient ensuite, à Rome, une petite empreinte circulaire d'argile ou de cire imprimée par le chaton d'une bague que chacun portait au doigt pour clore les lettres et identifier l'émetteur. L'usage du sceau se poursuit au haut Moyen Âge, où il se restreint toutefois aux rois, et exceptionnellement à certains princes, et ce jusqu'au  XIIe siècle. Il est alors plaqué sur le parchemin, au bas des actes.

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Sceau plaqué de Louis IV d'Outremer (953) - Archives dép. de la Marne, annexe de Reims, 56 H 33

 

 

Il connaît ensuite un apogée dans son emploi entre le XIIe et le XVe siècle, période au cours de laquelle il se répand sous la forme du sceau pendant à l'acte (généralement au bout d'une languette de parchemin, parfois de lacs de soie ou d'une cordelette de chanvre). Il est adopté après 1100 par les grands feudataires, puis du reste de la noblesse, des femmes, des villes, et gagne enfin l'ensemble de la société médiévale au cours du XIIIe siècle.

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Charte scellée des sceaux pendants de Simon II, duc de Lorraine, et de sa femme Berthe de Souabe (1186) - Archives dép. de l'Aube, 3 H 108

 

L'usage du sceau décline ensuite à partir du XVe siècle à cause de la généralisation du papier, et il est progressivement remplacé par la signature manuelle.

Le sceau médiéval a trois usages principaux. Il sert à :

  • authentifier un document. Cet usage est aujourd'hui assuré par la signature et le timbre.
  • clore (une lettre, mais aussi un coffret, une jarre, etc.). Cet usage s'est perpétué aujourd'hui sous la forme des "scellés".
  • certifier (on dit aussi authentiquer) un document. Cet usage est aujourd'hui assuré par les cachets de pli, et plus généralement les tampons.

 

La matrice du sceau (le plus souvent en métal), que chacun gardait toujours sur soi, servait aussi, au besoin, à justifier de son identité.

 

L'étude des sceaux, ou sigillographie (autrefois, on appelait également la science des sceaux sphragistique), sert à l'Histoire à plusieurs niveaux : diplomatique (étude des actes), héraldique, mais aussi histoire sociale, des institutions, du costume, de l'art... L'avantage des sceaux, par rapport à d'autres sources, est la précision de sa datation, grâce aux actes auxquels ils sont appendus.

Par Godefroy de Nancey - Publié dans : Sigillographie
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