Bertrand de Marseivilla

Publié le par Godefroy de Nancey

Oyez, oyez, bonnes gens qui passez par là ! Je, Godefroy de Nancey, héraut d'armes des Compagnons de Valérien, vous fais part des armoiries de Bertrand de Marseivilla :

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Ces armoiries se blasonnent de suivante manière : De sinople au basilic d'or 

Comme toutes les armoiries de la fin du XIIe siècle, les armoiries de Bertrand de Marseivilla sont très simples : il s'agit ici simplement d'un champ uni, sans pièce ni partition, et d'un meuble.

Le sinople (vert) du champ correspond à un goût de composition personnel, mais on peut également attribuer à cette couleur des symboliques de joie, de jeunesse, d'espoir, d'honneur... Cette couleur était rare – mais non inexistante – en héraldique avant la fin du XIIIe siècle.

Quant au basilic, c'est également un meuble très peu courant en héraldique à cette époque, mais également par la suite. Ce genre d'animal est toutefois généralement un peu moins rare en héraldique germanique. Il s'agit d'un animal fantastique hybride ayant un corps de coq et la queue du serpent. Les bestiaires l'appellent également « cocatrix » ou « cocatrice ». Il est parfois représenté (sauf en héraldique) comme un serpent aux ailes de coq, ou, comme ici, comme un coq à queue de serpent ou de dragon. En héraldique, cet animal est dérivé du dragon, dont il emprunte par ailleurs quelques traits de représentation, en particulier la position et la queue. Le basilic, né d'un oeuf de vieux coq couvé dans du fumier par un crapaud, avait la réputation de tuer par son seul regard, et de ne pouvoir être neutralisé que par une belette. Il symbolise le pouvoir royal qui foudroie ceux qui lui manque d'égards, mais aussi la femme débauchée qui corrompt ceux qui s'approchent d'elle. De manière générale, il représente les dangers de l'existence, dont il faut se défier.


Bertrand de Marseivilla en tenue de combat :

Bertrand de Marseivilla en tenue de combat.

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Soyez indulgents, il s'agit là de la fin d'un long combat, où la fatigue commence sérieusement à se faire sentir... D'où quelques gestes parfois mal assurés...

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